CARBON SEED -Interview- 28/01/2020


02 mai 2020

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Interview de CARBON SEED en date du 28/01/2020:

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CARBON SEED 003.jpg (3.27 MB)On arrive donc sur un Ep qui date de deux ans déjà, c’est vrai, mais qui mériterait peut-être une attention plus appropriée. En effet, fort de ses cinq titres disséminés sur à peine moins de vingt minutes, et enregistrés, mixés et masterisés par Mathieu Pascal (Gorod), CARBON SEED propose donc un univers de fin du monde, sur un coulis de death metal autant inspiré par le siècle dernier que par tout ce qui peut rendre ce style froid, sombre dans le sens machine et pas morbide.

C’est bien cela dont on parle, le death metal de CARBON SEED est réglé comme une machine,aucune trace humaine, aucune espèce de chaleur perceptible, aucun résidu biologique et juste une grosse, très grosse mécanique qui bouleverse tout sur son passage.

Alors autant « Abnormal Evolution » tant sur ses bases rythmiques que dans ses lignes vocales met immédiatement les cartes sur la table, sans montrer ses atouts, que « The failed guidance » se veut en revanche nettement plus « aspirante » dans son vortex. La brutalité du morceau dès le départ, alors que pourtant syncopé, offre à celui-ci l’assurance de la valeur sûre. Les changements d’ambiances plus spatiales, les plans presque groovy et un peu death/grind en même temps sont autant de points qui permettent à CARBON SEED d’impressionner l’auditeur.

Et pour peu que l’on aime autant le death metal moins traditionnel, avec des touches plus « industrielles » parce que mécaniques, on se plaît à apprécier la violence de CARBON SEED.

Régularité, efficacité et agressivité massive, demeurent les maîtres mots pour définir la musique de CARBON SEED parce que les lignes du chanteur sont variées même si son chant possède une tessiture particulière où sa « gutturalité » est étouffée et non acide, comme peuvent l’avoir certains deathsters. Mais il arrive à des hurlements presque « chantés » , notamment sur « Posthumanism » et « Mercury enslavement » où cette puissance retenue offre aux titres un authenticité particulière.

A côté de cela, justement on s’aperçoit aussi que CARBON SEED oscille franchement, et en assumant totalement, entre du death vieille école, mais plus anglais, et cette espèce de death/grind (sur les sonorités des guitares), aux contours indus. C’est totalement le cas sur « Mercury enslavement » parce qu’on est vraiment baladé dans un univers mécanique sur une batterie d’un régularité sans état d’âme, et réglée comme une horloge suisse, mais aussi dans un univers de death classique, grâce à certains riffs dont les breaks rappellent presque Gorefest à l’époque « Erase » sur un passage, et juste après on assiste à une déferlante de grosse rythmique death malfaisante, tant sur batterie que guitares.

C’est peut-être en cela que réside l’inspiration de CARBON SEED, et « Mercury enslavement », porte l’ étendard du groupe bien haut.

Vingt minutes d’un travail bien fait qui permet de découvrir le monde en perdition que CARBON SEED nous propose d’explorer.

Une mise en bouche, avant la mise à feu qui mérite qu’on s’y attarde.

Arch Gros Barbare

03/05/2020

Liens:

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