27 janvier 2026

GROUPE: MEGADETH
TITRE ALBUM: Megadeth
LABEL: BLKIIBLK Records
DATE DE SORTIE: 2026
Alors soyons clair il ne s’agit pas d’une chronique ici, mais d’un texte hommage à toute une carrière d’un point de vue personnel, et si vous n’avez pas de temps à perdre, ne vous attardez pas à lire ce billet car vous n’aurez sans doute pas la même vision des choses et vous n’en aurez rien à faire. En plus ça va être long comme un jour sans fin.
Bien souvent, si ce n’est tout le temps, j’utilise le « On », le « Vous », pour parler d’un album, mais cette fois-ci je vais entamer cette discussion intérieure avec le « Je » parce que ce qui va suivre est totalement subjectif, personnel et juste introspectif en rapport avec l’écoute de MEGADETH au fil des années écoulées.
J’ai lu quelques réactions, de-ci de-là où les gens écrivaient que cet album final était mou du genou, que c’était bof bof, que la reprise de Metallica « Ride the lightning » c’était à chier, ou qu’il était trop vieux pour balancer du « I don’t care » d’ado, que ça valait pas « Rust in peace ». En fait c’est vrai et faux à la fois, mais c’est surtout faux parce que biaisé. On y reviendra juste après la disco.
MEGADETH j’ai vraiment écouté le groupe en 1986 ou 1987, « Peace sells » était sorti, j’avais onze ou douze ans donc, et cet album m’a mis une branlée ancestrale parce que les « wake up dead », « the conjuring » ou encore « Devils island » résonnaient pour moi comme des hymnes au heavy thrash de l’époque et résonnent toujours encore aujourd’hui avec une mélodie sans égale, sans parler de la légendaire « Peace sells » et de cette pochette non moins cultissime, tellement d’actualité. Rapidement, passion oblige (et on n’avait pas internet à cette époque), je me suis penché dessus. Mon grand frère avait sur son blouson en jean un peu gris/bleu, (vous savez les couleurs délavées de l’époque) un dossard (oui aujourd’hui on dit back patch) de « Killing is my business... » et même si ce premier album représentait toute une époque de guerre entre MegaDave et les four horsemen qui l’avaient foutu dehors, (l’histoire je ne vous la raconte pas vous la connaissez), j’y ai toujours préféré le « Peace Sells » parce qu’il a véritablement l’essence profonde de MEGADETH. Malgré tout, l’intro de « Killing... » c’était quelque chose. Et cet album est brut et bien rentre dedans.
Bref, tout ça pour dire oui, après « Peace sells » je me suis mieux penché sur « Killing » et là, la passion MEGADETH est née, avec celle de Vic Rattlehead en même temps, parce que cette mascotte a fait le tour du monde elle aussi et franchement autant que Eddy pour Maiden, elle représente MEGADETH dans toute sa splendeur.
Le petit teigneux rouquin (sans manque de respect) allait faire de son groupe, un groupe tellement important dans la musique et l’histoire du thrash, un groupe tellement nécessaire pour beaucoup de musiciens des générations futures, un groupe tellement important pour moi, que MEGADETH, qu’on l’aime ou pas, eh bien on en parle ; que ce soit ses frasques au niveau consommation de choses plutôt planantes, ou son sempiternel conflit avec Metallica qui aura alimenté pas mal de ragots et fait couler pas mal d’encre en son temps, ou encore quand il a trouvé Dieu, on en parle et on en parlait en écoutant sa musique ; et pas besoin de livre pour savoir ça car qui a plus de quarante ans a vécu tous ces moments. En fait on a grandi avec MEGADETH, on a vieilli avec MEGADETH.
Je me rappelle l’illustration de Mary Jane avec Vic devant la tombe, que j’ai encore en carte postale, et dont le t-shirt que je portais en seconde en 1990 a subi le lourd tribut du temps et des années qui passent assez rapidement (vu les trous qu’il y avait avant que je ne puisse plus le porter).
Oui, « So far so good so what !! » cet album pourtant successeur à « Peace sells », mais qui n’aura jamais vraiment eu sa grandeur parce qu’il était nettement plus sombre en fait, est lui aussi un album culte. Il n’y avait qu’à se mettre l’intro de « Into the lungs of hell » pour en être sûr. Et la reprise des Sex pistols est d’anthologie sur cet album, Là encore, je le redis, on a grandi avec ce groupe, on a vieilli avec ce groupe...Comme MegaDave on a pris des rides et de la fatigue.
Mais qu’importe , car lorsque l’on regarde sa discographie, la discographie de Dave Mustaine et les MEGADETH , on s’aperçoit qu’elle est chargée, avec des albums indétrônables, et d’autres plus dispensables. Et c’est signe d’humanité et de vie, parce que même avec son caractère légendaire Dave Mustaine nous a fait vibrer pendant de longues années et continue de le faire. Il a fait partie de nos vies, MEGADETH a fait partie de nos vies et la musique de ce groupe fait et fera partie de nos souvenirs jusqu’à la fin des fins.
1990 « Rust in peace » (je ne vous raconterai pas comment j’ai eu la première version cassette de cet album) , c’est certainement l’album le plus complet, le plus inspiré pour MEGADETH qui approche la perfection avec le line-up le plus magnifique que MEGADETH n’ait jamais eu. Nick Menza, David Ellefson, Marty Friedman pour accompagner Mustaine, il n’y avait rien de plus en place que cet album là.
En plus il sortait juste après la reprise d’Alice Cooper « No More Mr Nice Guy » qui avait fait le tour du monde grâce au film « Shocker ».
Là encore grande époque même en cinéma d’horreur et fantastique !
On pourra citer encore quelque albums extraordinaires qui arriveront par la suite, avec en premier le terrible « Countdown to extinction », véritable combo avec « Rust in peace » qui explosera pas mal de monde sur cette planète ronde.
Après même si l’époque voulait ça, tout le monde s’est mis à devenir soft, plus classieux, plus mature dans la tenue, c’est pour ça que les « Youthanasia » et « Cryptic writings » possèdent quelques bonnes compos, mais dans leur grand ensemble ces deux albums , bien qu’ils aient l’âme musicale de MEGADETH font pâle figure à côté des deux prédécesseurs, et parfois on peut exagérer en disant qu’ils font plutôt office de musique de salon où on lève le petit doigt pour attraper son verre de scotch en s’étant coupé les cheveux , raccourcis de quelques bons centimètres.
Pourtant si pas mal de gens se sont détournés de MEGADETH à cette époque, (les puristes et râleurs te diront que seul « Killing » valait le coup), on sait toi et moi que leur objectivité ne va pas plus loin que la longueur de la teub d’un micro-péniste. Parce que sur la longévité MEGADETH a fait le taff, pas tout le temps, mais sur la longueur c’est propre et bien propre.
Et donc oui, après « Youthanasia » et « Cryptic Writings », qui peut citer un titre des albums qui ont suivi ? Pas grand monde.
En tous les cas très peu. En même temps on était en 1999 et durant ces années là on a perdu pas mal de groupes (même si beaucoup sont revenus d’entre les morts et c’est tant mieux). Preuve en est 1999 c’est l’année de sortie de « Endorama » de Kreator, si ça c’est pas un exemple type de l’ambiance de salon qui s’était installée chez pas mal de groupes.
Ne nous mentons pas, j’adore Mercyless, j’adore vraiment ce groupe de death pur, mais en 1999 était sorti « Cold » et arrivait « Sure to be pure », et des exemples pour tout le monde j’en ai à la pelle, personne n’est épargné.
Allez bim, 1998, « Cybergore » de Avulsed, t’en veux encore ?
C’était la période qui voulait ça, on n’y peut rien.
Et pour MEGADETH , ben fallait remonter la pente et après « Risk » c’était quand même assez compliqué. « The world needs a hero » , encourageait quand même la plèbe à mettre des charentaises pour écouter l’album dans son fauteuil à bascule, jusqu’à pousser mémé dans les orties sur « Promises » avec un état d’esprit balade de la nostalgie pour toucher un autre public…On est loin d’« A tout le monde ».
Il faudra alors attendre de 1997 à 2004 pour que MEGADETH ait envie de réécrire des titres un peu plus énergiques, plus dans ce qu’ils avaient composé sur leurs premiers albums avec « The system has failed ». Mais même si l’envie était là, c’est un peu comme lorsque l’on a un accident de voiture hyper grave, on met des mois voire des années de rééducation pour retrouver un niveau performant si ce n’est correct. Et pour Mustaine et sa bande , c’était la même chose. Ce « System has failed », avait l’odeur d’un « So far, so good so what…. » on peut l’entendre facilement sur le premier titre « Black mail the universe » qui aurait pu aisément figurer sur « So far ». Cependant, c’était l’album pour remonter sur le cheval avec des titres comme « Kick the chair » , le groove de « The scorpion » ou encore « Tears in a vial »et « Back in the day » et MEGADETH s’en est bien sorti quoi qu’on en dise.
Mais c’est vraiment sur « United abominations » en 2007 que MEGADETH s’est refait une santé, parce que cet album est speed, dynamique, rapide, avec des titres qui relancent le jeu notamment « Sleepwalker » ou encore l’indispensable et mélancolique « Washington is next ». Beaucoup de tubes et une mélodie revenue que l’on croyait perdue.
De plus juste après ce terrible album, MEGADETH a sorti un live d’anthologie le « That one night « à Buenos Aires qui fait partie des live indispensables à voir et à posséder.
Et c’est dans l’élan de cet incroyable et sublime « United abominations » que MEGADETH nous a offert un nouveau combo. Un combo moins puissant que « Rust in peace » et « Countdown to extinction », mais un combo survolté qui mettait bien en exergue la magnificence du MEGADETH post années 2000 pour entrer dans les 2010 avec le très bon « Endgame » (et très speed, rien qu’à écouter « This day we fight », digne des plus grandes chansons du groupe) où les titres sont d’une qualité indéniable («44 minutes »). Et puisque l’on parle de combo , je veux bien sûr parler du sublime et tout aussi solennel « Thirteen » où l’on sent une envie de toujours emmener son public avec « Sudden death ». Sur cet album l’ambiance est chaude, chaleureuse comme ils l’avaient offert dans les années 80’s sur « Peace sells » .
Je sais ça va faire deux pages et je n’ai toujours pas commencer à parler de l’album final, l’ultime album, l’album où MegaDave tire sa révérence. Mais on y arrive, une carrière de plus de quarante ans pour ce genre de groupe, ça ne peut se résumer en quelques lignes. Je sais que si c’était une vidéo vous auriez plus facilement apprécié, mais en fait lire, c’est la vie. Et j’aime à penser que si l’on arrête d’écrire, on arrêtera vraiment d’échanger et l’on perdra tout sentiment d’humanité.
J’en étais où ?….
Ah oui, le « Thirteen » , franchement, sa voix est brûlante, et cette deuxième partie de combo mérite que l’on s’intéresse à cet album parce qu’il est vraiment bon avec plein de variations et de groove , ce groove auquel MEGADETH nous a toujours habitué, les guitares chantent et le solo est bel et bien toujours là.
C’est après que ça s’est corsé de nouveau, l’année de ses 52 ans, nouveau coup de mou à la « Risk », mais en plus vieux. 2013 voyait sortir « Super collider », l’album à la pochette la plus colorée dirons-nous, une petite remise en question, avec l’envie de toujours exister, mais de faire quelque chose pour ehpad, alors qu’on venait de se prendre un bon combo. Oui, s’il est un moment où l’on peut vraiment dire du mal, c’est plutôt sur cet album. Il est propre, Rattlehead n’est plus, c’est sans doute pour cela que l’album n’a pas d’âme. « Super collider » c’est de la pop rock, et plutôt chiante parfois, c’est un peu le « Unarmed » de Helloween, bien que ce ne soit pas des reprises, ou encore « St anger », « Lulu », « Hardwired »….Bref, vous m’avez compris.
Après j’exagère un peu, parce qu’il y a des titres qui passent bien sur « Super collider », comme « Built for war », ou « Dance in the rain ».
Mais comme s’il fallait effacer cette erreur, MEGADETH s’est rattrapé trois ans plus tard en recrutant Kiko Loureiro qui a réussi à apporter la vitesse et la technique pour raviver une flamme qui s’éteignait de nouveau. C’est pour cela que « Dystopia » demeure un des meilleurs albums de MEGADETH par sa puissance, sa rapidité et son efficacité. La branlée intersidérale que j’ai pris avec cet album , ça faisait oublier le « Collider » ultra aisément avec là aussi que des tubes, des monstres de chansons qui portent MEGADETH comme un des meilleurs groupe de sa catégorie, et si le Big Four on s’en branle un peu du terme, il mérite toute de même en effet d’en faire partie.
Encadré de musiciens de talent MegaDave a donc continué dans la foulée avec « The sick... », pourtant sans rature à la surface, avec des titres bien branlés, je n’ai pas eu la flamme divine de la passion brûler pour cet album qui m’a plus paru une fois de plus...de salon.
Les riffs sont brûlants, les rythmiques rigolent pas, la batterie est irréprochable mais MEGADETH signe là un bon album que l’on retient moins, comme pour « So far »...Mais il mérite quelques bonnes écoutes de plus pour mieux s’en faire une véritable idée, parce que des morceaux comme « Night Stalkers », c’est du grand MEGADETH.
Alors voilà, nous voici donc au bout de deux pages et demi arrivés à parler de l’album éponyme, l’album ultime, celui qui vient terminer la cérémonie, la Tocatta de Bach est tellement loin derrière...1985...Nous sommes en 2026. Quarante et un an plus tard, MEGADETH est toujours là, même si Dave supporte le poids des années, le groupe, SON groupe est toujours debout pour tirer sa révérence.
Ce qui est important c’est qu’il faut prendre en compte ces quarante ans, tant dans la rage que l’on n’a plus forcément, tant dans la musicalité du créateur qui a évolué, mais surtout, vous, nous, toi, moi. Nous avons aussi vieilli et en quarante ans, on en a écouté des albums , on en a vu évoluer des groupes, des scènes, on en a épuré des concerts, et donc forcément ton écoute sur ce nouvel et dernier album comprend tous les bagages du monsieur, mais aussi les tiens. Et on sait très bien que parfois on revient à un endroit par nostalgie pour revivre un temps bien aimé, mais ce temps n’est plus, il ne reste que les fantômes du passé, que les souvenirs dans nos têtes, pour pouvoir sourire discrètement en repensant aux choses qui sont arrivées. Eh bien c’est cela que nous offre MEGADETH, le dernier album, la fin d’une carrière, la fin d’une époque, de notre époque, avec toutes ces années écoulées…
Quand j’ai vu la pochette de l’album je l’ai trouvé tellement solennelle et tellement annonciatrice, de ce que MegaDave avait envie de dire : Au revoir. A tout le monde, à tous mes amis je vous aime je dois partir…
C’est bien de cela dont il s’agit car ça m’a mis un coup, réellement, un grand coup au moral. Parce que comme je vous l’ai dit, on a grandi et on a vieilli avec MEGADETH. Les années sont passées, la jeunesse est derrière, et on a beau avoir un moral d’acier et avoir vingt ans dans sa tête, le corps nous rappelle le matin, ce que nous sommes, la nuit est blanche, pas à cause de la fête, mais à cause des soucis, à cause de la vie, à cause de l’âge. Et ce dernier MEGADETH c’est ce qu’il me dit en tous les cas.
Je l’ai donc abordé d’une manière familiale, d’une manière amicale et bienveillante. Parce que dans le monde actuel à part tirer à boulets rouges les uns sur les autres c’est tout ce qu’est devenu le sport national, juste détester son prochain.
Bref…
Cette pochette est divine, les vinyles qui sont à la vente coûtent un bras, et on ne les emportera pas dans la tombe, mais rien à branler, c’est MEGADETH, c’est MEGADETH putain !!!
Les gars nous ont servi « Tipping point » en apéritif, avec un Dave Mustaine assis sur une chaise, qui rappelle tellement les ambiances des clips de « Rust in peace » et de « Countdown to extinction ».
Ce titre est plein d’énergie et montre qu’à soixante quatre ans Mr MUSTAINE est un seigneur, ça speede, c’est mélodique est c’est propre. Je le répète, on n’est pas en 90, on n’a pas 20 ans, et lui non plus.
Ce premier morceau qui est aussi le premier de l’album est digne de « Dystopia ».
Et pour bien faire le tour de la propriété, et expliquer qu’on a tout vu, on a eu droit au deuxième titre « I don’t care », un titre rebelle, un titre qui a une pêche infernale, qui montre que jusqu’à la mort, les vieux punks à chiens que nous sommes, les vieux metalleux, les vieux gueulards seront toujours des rebelles dans l’âme, parce que même à 90 piges, à titre perso, je balancerai toujours mes doigts d’honneur à qui mérite de les prendre (même si après j’essayerai de partir en courant avec mon déambulateur). MEGADETH offre un morceau plutôt speed, qui rend hommage à sa carrière avec quelques riffs rappelant la rage qu’il y avait sur « Peace Sells ».
En fait ce dernier album s’ouvre comme un livre, il se dévoile petit à petit, parce qu’après avoir montré un peu de vitesse, Mr MUSTAINE reprend ses mélodies , celles qui l’ont suivi jusqu’ici pour les mettre sur « Hey, God ?! » où le rapport à Dieu est remis sur le devant, mais surtout où au beau milieu du groove et de la multitude de solos présents sur l’album , on retrouve l’essence même de MEGADETH. Les lignes musicales qui m’ont conquis tout au long de ma vie. Et juste pour ça je dis merci, parce que ce « Hey God ?! » est tout simplement splendide.
Trois morceaux, trois tubes, en tous les cas pour moi.
Pour garder ses fans, c’est « Let there be shred » qui a été choisi pour sortir une vidéo un peu fofolle et plutôt marrante. Mais on sent que la boucle est bouclée, parce que ce titre, même si le rythme est effréné, lui aussi rend hommage aux tous premiers albums de MEGADETH, car on est plus proche des trois premiers que du « Rust » et « Countdown », bien que…
L’album avance, et plus il avance, plus je l’aime, alors oui, parce qu’il y a ce respect, cette histoire, le fait que ce soit le dernier, mais oui, je l’aime cet album.
On a l’impression que MegaDave a voulu faire un tour d’horizon de toute sa carrière car avec « Puppet parade », la musique se rapproche de « Youthanasia » notamment les quatre premiers titres de l’album comme « Reckoning day » ou encore « Trust » de « Cryptic writings ».
Et ensuite « Another bad day » vient tranquillement se poser, avec une petite ambiance proche de celles de « So far... » en se mélangeant à ses chansons les plus accessibles. Beaucoup la trouveront trop molle, mais elle est mélancolique et c’est aussi la couleur de cet album. Cette mélancolie de toute une vie.
Et comme s’il ne fallait pas vous laisser déprimer MEGADETH place « Made to kill » avant « Obey to call » pour montrer qu’en 2026, le groupe en a encore dans le ventre. Parce que « Obey to call », fait partie de ces chansons plus douces, plus groove mais où encore une fois les solos sont bel et bien là.
La fin du voyage approche, et c’est « I am war » qui s’étale avec des riffs et des lignes vocales hyper mélodiques, Dave s’applique à bien chanter, et on a envie de chanter avec lui. Ce titre je le trouve fabuleux, parce qu’il n’est pas thrash, il n’est pas heavy il est MEGADETH, on entend quelques envies de « Countdown » autant dans les guitares que dans les lignes vocales, et ça me ramène quelque années en arrière.
Sur les dernières sorties, difficile de faire mieux que Coroner ou Testament, mais MEGADETH signe un album de fin incroyable, car il n’est ni trop, ni trop peu, il est juste et adapté aux années.
Mais c’est surtout sur le dernier morceau « The last note » que j’ai été bluffé l’intro parlée par Mr MUSTAINE, sa voix rauque et nasillarde prend tout son sens, et l’on sait que c’est fini. La pochette aussi prend tout son sens, ce Rattlehead qui laisse brûler tout ce qui est derrière lui, pour mieux se rhabiller et porter son costard , car il a raccroché définitivement. C’est de ça dont il s’agit et à travers MEGADETH on se sent aussi un peu concerné. Ce morceau est mid tempo, mais donne une réelle mesure de la portée de l’album.
Cette petite guitare acoustique en plein milieu, légèrement espagnole juste avant le solo, m’en donne le frisson. Merci MEGADETH, merci Mr MUSTAINE pour toutes ces années. Et le morceau termine comme il a commencé, à vous donner le spleen pour l’éternité… Oui, merci MEGADETH, merci Mr MUSTAINE.
NB : Pour la reprise de « Ride the lightning », pied de nez ou pas, clin d’oeil ou pas, intérêt ou pas, ce qui est marrant, c’est qu’en fait ils la jouent avec le son et le style MEGADETH, et au début je me suis dit que je préférais de loin la version de Metallica niveau prod, niveau voix, niveau son, mais là encore, c’est avec toutes les années derrière, si ce titre était sorti comme ça, on l’aurait aimé à l’époque, c’est certain. En plus avec le temps, je trouve que le solo est bien sympathique sur cette version finalement. Incomparable avec Metallica, évidemment, mais malgré tout , écoutez là plusieurs fois, vous verrez que vous l’apprécierez….
En tous les cas, c’est avec une petite larme que j’accueille cet ultime album de MEGADETH qui viendra trôner avec les autres, car il est beau déjà, et il est bon pour un ancien de soixante quatre ans. Et une carrière comme celle de MEGADETH il est plus que probable que personne aujourd’hui n’arrive à faire la même.
Encore une fois merci Mr MUSTAINE , et vive MEGADETH à tout jamais.
Arch Gros Barbare
24/01/2026