PANNDORA -Uranie-


19 janvier 2020

PANNDORA cover.jpg (321 KB)

Groupe : PANNDORA
Titre : Uranie
Label : Infernö Records
Année : 2019

C’est assez intéressant, le fourmillement des groupes par delà les frontières, cette volonté de créer de la musique quoiqu’il arrive, où que l’on soit, dans n’importe quelles conditions et la vérité, c’est que seuls les pistonnés, sortent bien leurs épingles du jeu, par le biais de connaissances, ou en ouvrant la bouche assez grand pour recevoir tout l’amour que peuvent leur donner certains.

Et il y a des groupes, qui pourtant n’ont pas la prétention de faire mieux que le reste, mais qui donnent leurs tripes dans ce qu’ils font, et tant mieux s’ils arrivent à sortir quelque chose dans de bonnes conditions, juste pour ce que la musique est censée procurer.

De l’autre côté des océans, il est un de ces petits groupes, et ici un groupe de femmes, (comme bien souvent on souligne la chose dans le metal avant de souligner leurs aptitudes musicales et instrumentales), qui envoit un heavy/hard rock très sympa, et en transposant ce que la société nous a donné de mieux, on peut considérer que l’on n’est pas dans le Vixen des années 2010, mais pourtant les atmosphères présentes sur ce second album, sont brûlantes, et donnent l’opportunité de passer un bon moment de hardos à l’ancienne.

PANNDORA existe donc depuis deux décennies maintenant, et ce petit « Uranie » sorti en fin d’année dernière permet au groupe de donner la répartie au premier album, lui, sorti neuf ans auparavant.

Avec un artwork made by Leo Antunes , la boite de Pandore est totalement ouverte pour mettre à feu et à sang notre planète qui se meurt.

Un peu moins de quarante minutes pour proposer un hard rock bien produit par Alexandre Bressan où les riffs sont extrêmement typés hard, il n’y a qu’à écouter le titre « Uranie », avec ses lignes vocales, son solo de guitare et surtout sa rythmique de basse, qui s’expriment dans un groove des plus chauds.

L’album enchaîne tranquillement avec des mélodies qui restent à l’oreille, sans pour autant faire sauter au plafond, sans chercher à aguicher de l’auditeur, mais on sent la sincérité dans la musique de PANNDORA, et aussi cette patte plutôt féminine dans l’écriture des titres.
Si certains passent comme une lettre à la poste (petit clin d’oeil infernal, comprendra qui pourra), notamment « False excuses » taillé pour la scène avec des mélodies hard des années 80’s, il y a d’autres morceaux qui plus heavy/hard, viennent à écorcher facilement la couche irritée pour mieux pénétrer en profondeur et arriver à satisfaire l’âme hardeuse de tout-un-chacun,  « Cold eyes » et son énergie en est le parfait exemple ou bien « Death is not the end » qui conserve toujours un tempo assez rapide greffé à une superbe émotion terminant sur un solo qui tient ses promesses.

Avec des passages très NWOBHM comme sur « Partners in crime »  PANNDORA brille de tout son potentiel heavy, mais on sait qu’un album de hard & heavy sans balade, n’est pas un album de hard & heavy, c’est pour cela que « The moorland », est toute désignée pour représenter l’instant hard sans pour autant tomber dans le stéréotype à la Scorpions, car PANNDORA met du velours dans son album, avec une voix des plus suaves. Et en bout de piste on se plaît à savourer une reprise de Judas Priest « Electric Eye », certainement une grosse référence pour le groupe.

Alors après avoir traversé tous les maux de notre humanité, avant que la vieillesse ait raison de vous, que la maladie ne vous emporte et que les guerres ne provoquent famine misère, folie et mort ; que la passion demeure dans le coeur des hardos afin que l’espérance subsiste.


Cet album
des brésiliennes de PANNDORA mérite qu’on y jette une bonne oreille.

Arch Gros Barbare

19/01/2020